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Jean de Ormesson

    Jean d'Ormesson bol francúzsky spisovateľ, novinár a filozof, ktorého tvorba sa vyznačovala hlbokým zamýšľaním sa nad ľudskou existenciou a hľadaním zmyslu života. Svoje texty obohacoval o filozofickú hĺbku a jazykovú vytriezvenosť, čím si získal obdiv čitateľov aj kritiky. Jeho písanie často skúmalo zložitosť ľudských vzťahov a večné otázky o čase a pamäti. D'Ormesson patril medzi významné postavy francúzskej literárnej scény, kde jeho hlas rezonoval svojou múdrosťou a eleganciou.

    Et moi, je vis toujours
    Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
    • Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

      • 496 stránok
      • 18 hodin čítania
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      Pour se défendre dans un procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui. Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce "monde d’hier" si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon. Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé : "Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse ? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires." Les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera. Prix des députés 2016

      Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
    • Il n’y a qu’un seul roman – et nous en sommes à la fois les auteurs et les personnages : l’Histoire. Tout le reste est imitation, copie, fragments épars, balbutiements. C’est l’Histoire que revisite ce roman-monde où, tantôt homme, tantôt femme, le narrateur vole d’époque en époque et ressuscite sous nos yeux l’aventure des hommes et leurs grandes découvertes. Vivant de cueillette et de chasse dans une nature encore vierge, il parvient, après des millénaires de marche, sur les bords du Nil où se développent l’agriculture et l’écriture. Tour à tour africain, sumérien, troyen, ami d’Achille et d’Ulysse, citoyen romain, juif errant, il salue l’invention de l’imprimerie, la découverte du Nouveau Monde, la Révolution de 1789, les progrès de la science. Marin, servante dans une taverne sur la montagne Sainte-Geneviève, valet d’un grand peintre ou d’un astronome, maîtresse d’un empereur, il est chez lui à Jérusalem, à Byzance, à Venise, à New York. Cette vaste entreprise d’exploration et d’admiration finit par dessiner en creux, avec ironie et gaieté, une sorte d’autobiographie intellectuelle de l’auteur.

      Et moi, je vis toujours