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Joëlle Kuntz

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    L'Adieu à Terminus
    • L'Adieu à Terminus

      Réflexions sur les frontières d'un monde globalisé

      • 286 stránok
      • 11 hodin čítania

      Chaque année, en février, Rome sacrifie des animaux à Terminus pour le remercier de surveiller ses bornes. Le dieu protège le territoire acquis, mesuré par ses arpenteurs. Les siècles passant, ceux-ci ont achevé de quadriller le monde ; il n'y a plus de terre à conquérir, d'ailleurs l'ONU l'interdit. La fin de la conquête nous laisse devant un nouvel inconnu : habitués à nous projeter toujours plus loin, l'esprit et la botte conquérants, nous ne parvenons pas à concevoir une intendance commune, une « politique intérieure mondiale », comme si l'absence de nouvelles terres à prendre avait asséché nos ressources d'imagination.Les frontières ne sont pour rien dans nos difficultés, elles sont le prétexte de nos querelles, non la cause. L'auteur défend leur innocence et raconte celles qu'elle connaît, les siennes, le long de son itinéraire personnel qui part d'un ruisseau franco-suisse pour s'en aller aux confins de l'Afrique et de la Chine. Parcourant ces cicatrices du monde, elle affirme qu'elles ne valent pas de nouveaux sacrifices : elle congédie Terminus.

      L'Adieu à Terminus
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      Divertimento

      Bovet, un fonctionnaire fédéral rêveur, est chargé de défendre l'image de la Suisse à l'étranger. À l'occasion du 700e anniversaire de la Confédération, le gouvernement suisse cherche une manière significative de célébrer cet événement. Bovet propose une idée audacieuse : distribuer un passeport à croix blanche à tous les étrangers présents en Suisse le 1er Août 1991. Bien que certains trouvent l'idée saugrenue, elle séduit le Conseil fédéral et finit par s'imposer malgré les réticences des fonctionnaires. Ce qui semblait être une mesure symbolique engendre un afflux massif d'étrangers désireux d'obtenir ce document, en particulier ceux des régions limitrophes, cherchant à corriger les injustices historiques qui les ont annexés à d'autres pays. L'ouvrage se présente comme une œuvre de politique fiction, où l'auteure, Joëlle Kuntz, évite le terme roman, préférant celui de divertimento. On ne peut s'empêcher de regretter que ce livre n'ait pas été publié plus tôt, car son idée farfelue aurait sans aucun doute pimenté le débat sur l'utopie du 700e anniversaire de la Confédération.

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