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Marc Cre pon

    Langues sans demeure
    Nietzsche
    Les promesses du langage
    • Les promesses du langage

      • 231 stránok
      • 9 hodin čítania

      La langue dans laquelle ils ecrivent n'est-elle pour les philosophes que l'instrument indispensable, mais indifferent, de la communication de leurs pensees? Ce pourrait etre le cas, s'ils n'etaient exposes, a chaque pas, au caractere particulier de cette langue, et s'ils ne devaient inventer des stategies diverses pour l'affronter, comme, par exemple, leur enracinement avere et declare dans une culture, voire dans un sol determine, devenu patrie de la philosophie - mais tout aussi bien le parti-pris de la traduction, de la desappropriation de la langue, et meme de la culture, dans ce qu'elles ont de national. Or quelles que soient ces strategies opposees, elles investissent toutes le rapport a la langue, aux langues ou au langage d'une promesse eschatologique. C'est de la langue que vient le malheur, mais c'est aussi un autre rapport au langage qui est source de salut, ou de redemption, voire de revolution. C'est donc une autre philosophie du langage, qui se decouvre a travers les oeuvres de Nieztsche, Kraus, Benjamin, Rosenzweig, Heidegger ou Derrida, une philosophie qui n'est exempte de considerations theologiques et politiques. Qu'attend-on des langues? Au fil conducteur de la promesse, c'est a cette question que les etudes qui composent le present volume entendent reconduire.

      Les promesses du langage
      3,5
    • Nietzsche

      • 301 stránok
      • 11 hodin čítania
      Nietzsche
    • Langues sans demeure

      • 84 stránok
      • 3 hodiny čítania

      En relisant des textes de Kafka (Journal, Correspondance) et de Derrida (Le Monolinguisme de l'autre, Fichue, Bliers), Langues sans demeure interroge les sentiments d'exil et d'tranget que l'on peut prouver au contact de sa propre langue, l'oppos de la familiarit et de la scurit que l'attachement la langue maternelle serait cens connoter. Croisant la pense de l'un et de l'autre, dans un clairage rciproque, il fait des questions de l'appropriation et de la proprit de la langue la pierre d'angle d'une rflexion sur la ncessit, thique et politique, d'inventer, mme " sa " langue, une " autre " langue, un idiome qui la dsolidarise de toute appartenance une communaut, une demeure, familiales, sociales ou nationales. Au titre des exigences qui s'imposent la langue, l'attention se porte alors sur l'invention requise, dans des circonstances toujours singulires, d'un idiome chaque fois unique : celui du deuil.

      Langues sans demeure