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Madame de Staël (Anne-Louise-Germaine)

    Œuvres
    Corinne ou l'Italie - Édition de Simone Balayé
    • Œuvres

      Édition établie par Catriona Seth, avec la collaboration de Valérie Cossy

      • 1728 stránok
      • 61 hodin čítania

      Germaine de Staël, fille de Jacques Necker et Suzanne Curchod, grandit dans un salon littéraire fréquenté par Diderot et Buffon. Elle accède tôt au monde des idées et des lettres, aspirant à être jugée pour ses écrits. Son premier ouvrage majeur est dédié à Rousseau, et elle incarne les Lumières et la Révolution, devenant la femme la plus célèbre d'Europe. La question de la liberté des femmes est centrale dans son œuvre. Dans "De la littérature" (1800), elle affirme que l'ordre social s'oppose à une femme aspirant à la réputation des hommes. Le livre, ambitieux, analyse les relations entre littérature, religion, mœurs et gouvernement, et aborde l'état des Lumières en France, où le Premier Consul préfère le siècle de Louis XIV. Éloignée de Paris, elle publie "Delphine" (1802), un roman épistolaire qui explore la psychologie féminine. L'héroïne, partageant les espoirs de l'autrice, fait face à des réalités décevantes. Bien que l'amour puisse sembler une compensation pour les femmes, il est confronté à l'opinion publique. "Corinne ou l'Italie" (1807) présente une poétesse anglo-italienne qui défie les normes féminines, sacrifiant son talent par amour pour un homme soumis aux lois patriarcales. Cette tragédie est perçue comme une autobiographie déguisée de Staël, dont Benjamin Constant a dit qu'elle possédait un "esprit d'homme" tout en désirant être aimée comme une femme.

      Œuvres2017
    • Un roman cosmopolite et européen qui évoque la France, l'Angeleterre et l'Italie à l'aube du romantisme dans la diversité de leurs mœurs et de leurs cultures. L'histoire d'une femme, la poétesse Corinne, qui inaugure le débat sur la condition féminine, sur le droit de la femme à vivre en être indépendant et à exister en tant qu'écrivain. Corinne, c'est Mme de Staël elle-même, «la femme la plus extraordinaire qu'on vit jamais» selon Stendhal, «un être à part, un être supérieur tel qu'il s'en rencontre peut-être un par siècle», disait Benjamin Constant. Napoléon lui-même, qui voyait en Mme de Staël une dangereuse messagère de liberté, déclara un jour : «Il faut reconnaître après tout que c'est une femme d'un très grand talent ; elle restera.»

      Corinne ou l'Italie - Édition de Simone Balayé1985
      3,8