Bookbot

La société romaine

Hodnotenie knihy

Parametre

  • 348 stránok
  • 13 hodin čítania

Viac o knihe

Oui, les classes sociales sont un fait considérable ; mais il est un type de classes dont la composition change entièrement à chaque génération et qui sont de simples couloirs de passage pour les individus ; c'est le cas des affranchis romains, qui ne sont pas des " parvenus "puisqu'ils n'arrivent qu'à une place imaginaire. Oui, on lit les Bucoliques de Virgile, Tityre, un des poèmes les plus célèbres du monde : mais on se trompe depuis vingt siècles sur son véritable sens. Oui, les cathédrales, cette bible des illettrés ; mais combien de passants ont jamais regardé le décor imagé de la colonne Trajane, et pendant combien de secondes ? Aucun, puisque les sculptures n'en sont pas discernables ; et si la propagande parle aux gens, le faste, lui, se déroule devant les gens, en leur disant que ce n'est pas à eux qu'il s'adresse. Oui, le paganisme épuisé a été remplacé par le christianisme ; mais il était si peu épuisé qu'il se trouvait en plein renouvellement, sans que les trop fameuses " religions orientales " y soient pour grand-chose.A travers une série d'études précises, qui prennent leur départ aussi bien dans la législation que dans la lecture des poètes, il s'agit ici de remettre en chantier l'image que nous nous faisons de la société romaine, beaucoup moins simple qu'on ne nous l'a appris. Si écrire tout cela passe pour " provocation intellectuelle ", c'est aux " provoqués " de s'interroger.

Nákup knihy

La société romaine, Paul Veyne

Jazyk
Rok vydania
1991
product-detail.submit-box.info.binding
(mäkká)
Akonáhle sa objaví, pošleme e-mail.

Platobné metódy

3,4
Dobrá
6 Hodnotenie

Tu nám chýba tvoja recenzia

Titul
La société romaine
Jazyk
francúzsky
Vydavateľ
Seuil
Rok vydania
1991
Väzba
mäkká
Počet strán
348
ISBN10
2020129876
ISBN13
9782020129879
Série
Hodnotenie
3,35 z 5
Anotácia
Oui, les classes sociales sont un fait considérable ; mais il est un type de classes dont la composition change entièrement à chaque génération et qui sont de simples couloirs de passage pour les individus ; c'est le cas des affranchis romains, qui ne sont pas des " parvenus "puisqu'ils n'arrivent qu'à une place imaginaire. Oui, on lit les Bucoliques de Virgile, Tityre, un des poèmes les plus célèbres du monde : mais on se trompe depuis vingt siècles sur son véritable sens. Oui, les cathédrales, cette bible des illettrés ; mais combien de passants ont jamais regardé le décor imagé de la colonne Trajane, et pendant combien de secondes ? Aucun, puisque les sculptures n'en sont pas discernables ; et si la propagande parle aux gens, le faste, lui, se déroule devant les gens, en leur disant que ce n'est pas à eux qu'il s'adresse. Oui, le paganisme épuisé a été remplacé par le christianisme ; mais il était si peu épuisé qu'il se trouvait en plein renouvellement, sans que les trop fameuses " religions orientales " y soient pour grand-chose.A travers une série d'études précises, qui prennent leur départ aussi bien dans la législation que dans la lecture des poètes, il s'agit ici de remettre en chantier l'image que nous nous faisons de la société romaine, beaucoup moins simple qu'on ne nous l'a appris. Si écrire tout cela passe pour " provocation intellectuelle ", c'est aux " provoqués " de s'interroger.